La riffle... Tombola, loto, bingo, appelez-la comme vous voudrez, mais chez nous c'est la riffle. Et la riffle, croyez moi, devrait être un lieu incontournable pour tout touriste s'aventurant chez nous. A l'approche de noël, il y en a de partout, comme des champignons dans une champignonnière, des palmiers dans une palmeraie, des pickpockets dans le métro parisien, ou des vieux cons dans des parkings...

Hier soir j'étais à l'une d'entre elles. A Mobis (et là je m'adresse particulièrement aux Perpignanais), savez cette salle bourrée d'amiante, dans laquelle on nous fait passer nos exams à la FAC, qu'ils doivent fermer par mesure de sécurité depuis maintenant plus de 5 ans? Ben voilà, chuis une folle, j'ai pas peur, et prenant mon courage à deux mains j'y suis allée.

Aaaaah cette salle immense mais dont on ne voit pas le bout tellement il y a de fumée! Aaaaah ces bousculades pour acheter son carton en même temps qu'une centaine de personnes agglutinées au dernier moment devant le comptoir! Aaaaah ces gosses qui pleurent car ils auraient préféré rester à la maison à regarder les télétubbies! Aaaaah ces femmes qui râlent car elles auraient préféré être plus près du donneur et du tableau d'affichage des numéros! Aaaaah ces hommes qui se font engueuler parce qu'ils n'avaient nul besoin de se raser et se couper les ongles des orteils pour venir, et qu'à cause d'eux, leurs femmes n'ont pû avoir la fameuse "bonne place"!

Aaaah la riffle!

Avec ses "tempête sous la couette" (69), "string brésilien" (88), "la mamé" (89), "le papé" (90), la retraite pour le 60 (qu'ils ont rêvé, soit dit en passant), ses "elle est en haut, elle est en bas" (6 et 9), "sans eau" (20), et le tout couronné bien sûr par un fort accent bien de chez nous, j'ai peut être rien gagné, mais j'ai bien rigolé.